Le coin des poètes...



"Rèveries d'un jour de pluie"

L'automne s'en va
L'hiver est là
L'année s'achève
Une autre arrive.

C'est le destin des deux rives;
Regardons l'avenir
Ne pensons plus au passé  
Plus de pleurs, vive le rire.

Les fleurs reviendront
Nos petits grandiront.
Nouvelles pousses sans épines
Ils aimeront leurs racines.

René Rando


Autour du toit qui nous vit naître
un pampre étalait ses rameaux;
ses grains dorés, vers la fenêtre,
attiraient les petits oiseaux
ma mère, étendant sa main blanche,
rapprochait les grappes de miel,
et ses enfants suçaient la branche,
qu'ils rendaient aux oiseaux du ciel
l'oiseau n'est plus, la mère est morte;
le vieux cep languit jaunissant
l'herbe d'hiver croît sur la porte,
et moi, je pleure en y pensant.

LAMARTINE

Benaya Khaled





Ils vous attendent avec impatience
Amis, retrouvez vos lieux d'enfance
Tous vos souvenirs
Ne feront que rejaillir
Enfouis dans vos bagages
Et ne seront plus mirages
Tout votre désespoir
ne sera qu'au revoir
Allez-y mes Amis
Vous en reviendrez ravis
Vous, qui avez le coeur en peine
Vous rentrerez, l'âme sereine
Nelly






Toi, mon pays merveilleux
Je me souviens des jours heureux
Quand au détour d'une ruelle
A l'ombre d'une tonnelle
Admirant ton coucher de soleil
Et nul n'avait son pareil
Bercés par une douce chaleur
Le temps égrenait ses heures
C'était le temps du bonheur
Le temps des douceurs
C'était le temps des jeux
Le temps des rires joyeux
C'était le temps de l'enfance
Le temps de l'insouciance
C'était le temps de l'ignorance
Le temps de l'espérance
C'était le temps de la jeunesse
Le temps de l'allégresse
C'était le temps des ritournelles
Mais Dieu.... que la vie était belle!


Nelly






Vous qui ne cessez de rêver,
C'est que vous n'avez jamais oublié.
Ouvrir son coeur,
Ce n'est que du bonheur.
Retournez au pays
Malgré que vous ayez vieilli.
Là-bas aussi, il y a le cimetière
Où vous avez laissé des êtres chers.
Faites-vous plaisir,
Vous en avez désir.

Rachid





Un jour je t’ai quittée,
en croyant que jamais ne te reverrai.
Pendant des nuits je t’ai rêvée
à chaque fois, je t’ai pleurée.
Grâce à de bonnes volontés
ce mois de mai je t’ai retrouvée.
Dans tes rues, j’ai cheminé
et des amies j’y ai rencontrées.
Toute ma douleur s’est dissipée
et me voici maintenant apaisée.
Je sais que je te retrouverai.
Annie




Après tout ce temps passé
Et tout au long de ces années
Tu vois, je ne t'ai pas oubliée.
Dans ma mémoire, tu es restée
Gravée à tout jamais.
Tu étais mon coin de paradis
Et maintenant, je te le dis
Lorsque un jour du mois d'Avril
Je suis venue te voir ma Ville.
Tout mon coeur était en émoi
Et j'ai caché mon désarroi
Mais, tu m'a fait tendresse
Et tu as chassé ma détresse.
Je te le dis aujourd'hui
Mon coeur n'est plus dans l'ennui.
Je reviendrai, sois en certaine
Car tout en moi n'est plus en peine
Et je te dis ce soir, je t'aime
Ninette.




Elle nous sépare, elle nous retient, elle nous lie
Deux rives, deux lèvres qui sourient
Deux rives que les souvenirs parent
Et des vagues d'un bord à l'autre, amarres
D'eau bleue d'écume et de sable doré
Et nous, attirés, charmés, des deux côtés
De la Méditerranée
Maïté




HALTE au feu ! on en a marre !!!
D'autant qu'il n'y a plus d'eau dans nos mares,
Les soldats du feu sont courageux,
Les incendiaires sont des gueux,
Nos collines vont être fartasses,
Nous manquerons d'eau dans nos tasses,
Ne parlons pas de l'anisette
Nous ne la mettrons plus dans le cabacette,
le climat change,
le désert avance,
plus besoin de prendre le bateau
pour se retrouver à Chifal ( l'eau )
Maguy



Nous nous rencontrions le matin
Sur le chemin de l'Ecole
Bandes d'enfants mutins
Toujours prêts à l'envol.
Goût d'enfance, lieux retrouvés
Rue Victor Hugo, Hussein-Dey.
Maïté



Il nous a fait fête en ouvrant le coin des poètes
Pour d'autres rivages Charly nous prépare au voyage
En partance et retrouvailles où voulez-vous que l'on aille
Sinon qu'à Hussein Dey où nous y sommes nés
Vers ceux qui sont restés avec Amour et Amitiés
Ils partirons cinquante pour en revenir vibrante
Et pour nous raconter, après toutes ces journées
Ce qu'ils auront vécu en revoyant ces rues
Rachid ouvre grande ouverte la porte de la découverte
Réunir en un lieu béni deux peuples inassouvis
Et sous le bleu du ciel afin d'unir en un seul jour
Les doléances et l'amour.
Bernard